METAPLASME DU MOT BANTOU OU FILS DE L’HOMME : VERS L’AFFIRMATION DE L’IDENTITE SEIGNEURIALE ET DIVINE DU NOIR SUBSAHARIEN
Auteur.e.s
Nadège ZANG BIYOGHE , .
Résumé
Cette réflexion montre que le terme bantou et ses dérivés (muntu, mote, motu) désignent
avant tout l’Homme ou le fils de l’Homme, conservant une dignité ontologique. Par
métaplasme et métathèse, les variations phonétiques et morphologiques (ntu → nti, te, ti)
prolongent cette désignation vers des notions de primauté et d’autorité, révélant une
identité linguistique seigneuriale. À partir de bantou, cette identité se relie à Adam,
premier Homme créé à l’image de Dieu (Genèse 1,26-27), et à Jésus, qui se désignait luimême
comme le Fils de l’Homme, incarnant vocation, autorité et responsabilité
universelle. Ainsi, la langue bantoue encode une mémoire de dignité et de vocation
seigneuriale ; le métaplasme en révèle la structure, tandis que la tradition biblique,
d’Adam à Jésus, confirme sa portée universelle et messianique.
Mots clés : bantu-muntu-seigneuriale- Noir- fils de l’homme