Les pays africains ont adopté la démocratie comme mode de gouvernance à partir des années 1990. L’un des critères de ce mode de gouvernement, est l’alternance au pouvoir par le biais de l’organisation des élections transparentes, crédibles et acceptables par tous. Au Togo, les premières élections de l’ère démocratique est la présidentielle du 25 août 1993. La classe politique de l’opposition a mis à l’index ce scrutin en critiquant son organisation qu’elle juge non conformes aux normes démocratiques. Après ce premier rendez-vous électoral boycotté par l’opposition, plusieurs autres élections se sont déroulées avec par endroit les mêmes rengaines. Ainsi, de boycott en boycott, la voie est balisée pour le parti au pouvoir qui a évolué de victoire en victoire avec des conséquences sociopolitiques y afférentes. Certains travaux scientifiques ayant déjà fait mention des conséquences de ces boycotts, cet article a le mérite de faire une analyse historique sur les différentes raisons du boycott des différentes échéances électorales au Togo par l’opposition, depuis le début du processus démocratique jusqu’à l’élection législative de 2018. La méthodologie de recherche est basée sur la collecte d’un corpus documentaire varié. Il s’agit des différentes publications scientifiques sur l’histoire politique de la période de démocratisation du Togo, des journaux, des périodiques ainsi que des sources électroniques et des témoignages recueillis auprès des personnes ressources. L’analyse de toute cette documentation nous a permis de savoir que les différents mobiles qui ont poussé l’opposition togolaise à refuser de participer à certaines élections au Togo sous la Quatrième République, résident dans l’organisation de celles-ci.
Mots clés: Election, boycott, contestation, démocratisation, crises sociopolitiques, Togo