CHÔMAGE DES DIPLÔMÉS D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR EN CÔTE D’IVOIRE : ENTRE INÉGALITÉ DE GENRE, CONTRAINTE FINANCIÈRE ET DÉFICIT D’EXPÉRIENCE
Auteur.e.s
Sibiri Kassoum OUATTARA , Kouakou Valentin KRA .
Résumé
Depuis la crise économique de 1980, la question de l’insertion professionnelle des diplômés, en particulier ceux issus des universités publiques et des grandes écoles privées, s’est imposée comme un problème structurel en Côte d’Ivoire. Face à cette situation, le gouvernement ivoirien a renforcé la politique d’emploi à travers la création de structures telles que l’Agence Emploi Jeune (AEJ). Mais, force est de constater que, nonobstant ces mesures, la forte proportion des diplômés sans emploi demeure inquiétante. Cet article a pour but d’analyser les facteurs explicatifs de la faible employabilité des diplômés des enseignements supérieurs des universités de Bouaké et Daloa. À cet effet, l’individualisme méthodologique et la théorie de la quête d’emploi ont servi de fondements théoriques de l’étude. Pour conduire cette recherche, la méthode mixte a été privilégiée. Un questionnaire, un guide d’entretien et une grille d’observation ont contribué à la collecte de données auprès de 300 diplômés en situation de chômage. Au terme de la recherche, il ressort des résultats que les diplômés sont confrontés au manque d’expérience professionnelle. Ce qui affecte négativement leur insertion professionnelle. Par ailleurs, les inégalités liées au genre, la cherté des coûts d’accès à l’emploi, les croyances religieuses et la position sociale des parents constituent des obstacles à leur employabilité.
Mots clés : Problématique, insertion professionnelle, diplômé, grande école privée, université publique.