Le transhumanisme est un mouvement à vocation philosophique et technologique. Il a vu le jour en Europe
du Nord et aux États Unis il y a une trentaine d’années. Ce mouvement propose de donner une réponse aux
grandes questions existentielles de l’humanité à travers la science et la technologie. Porté par des penseurs
comme Bostrom et Kurzweil, ce courant se donne pour objectif de « surmonter la finitude humaine, en
mettant en échec les différentes faiblesses par lesquelles s’affaissait la structure du vivant » (J. Guebo, 2020,
p. 21), et ce, grâce aux innovations technologiques. Comme les religions traditionnelles, le transhumanisme
repose sur une promesse de salut qui consiste à améliorer et à prolonger indéfiniment la vie humaine de
sorte que les humains retrouvent le paradis terrestre perdu. Toutefois, il est bien de noter que contrairement
aux autres religions, le mouvement transhumaniste ne repose ni sur une transcendance divine, ni sur une
pratique culturelle, mais uniquement sur une confiance forte en la rationalité scientifique. Le défi pour nous
est d’explorer les fondements du transhumanisme, ses promesses, ses valeurs, ainsi que ses implications
anthropologiques, éthiques et spirituelles. Notre ambition consiste à analyser la nature de ce mouvement
afin de déterminer comment il est possible de l’assimiler à une religion. L’ensemble de cette étude sera
réalisé sous les auspices des méthodes analytique et critique pour saisir la portée scientifique et religieuse
du transhumanisme, tout en relevant les critiques auxquelles il fait face.
Mots clés : Transhumanisme, Religion traditionnelle, Posthumanité, Amélioration, Rationalité scientifique